| L’importance d’une communication financière efficace |
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La communication des éléments économiques aux différents partenaires financiers de l’entreprise est souvent considérée comme une perte de temps et une prise de risques par les dirigeants. Lorsque ceux-ci sont contraints de transmettre leurs comptes ou des informations liées à leur exploitation, la peur de dévoiler des éléments éventuellement négatifs, susceptibles d’être mal interprétés, ou encore des informations strictement confidentielles restreint la qualité du dialogue qui devrait pourtant s’instaurer entre l’entreprise et son partenaire. Cette communication altérée ne favorise évidemment pas la volonté de l’analyste financier ou du banquier à "se battre" au détriment de son avancement ou de son confort pour défendre un dossier passagèrement délicat. L’engrenage qui semblait fonctionner si bien lorsque les données de l’entreprise étaient bonnes s’est grippé, et il est rare que ce soit la banque ou l’assureur crédit qui se retrouve pénalisé par cette situation. La crise économique de 2009 n’arrange rien à ce phénomène. Le processus de «notation» des banques et des assureurs crédit a suivi depuis un an une logique relativement néfaste vis-à-vis des entreprises : Afin d’anticiper les risques de défaillances liés à la crise, les analystes ont tous revu leur position à la baisse. Les crédits court terme alloués aux entreprises, grandes ou petites, ont ainsi été réduits durant le dernier trimestre 2008 et le premier semestre 2009 alors que les éléments financiers (comptes sociaux) présentés par les entreprises étaient encore dans la continuité des années précédentes : l’impact de la crise n’était alors que très peu palpable. Ces réductions de crédit ont souvent diminué la trésorerie des entreprises qui pourtant devaient commencer à faire face à des baisses de CA ou à des allongements de délais de paiement... malgré cela, des solutions ont été trouvées, des moyens ont été mis en oeuvre, et les entreprises, souvent, ont traversé cette épreuve. Nous sommes aujourd’hui dans une période plus calme durant laquelle les analystes financiers ont déjà limité leurs risques et n’ont pas d’éléments nouveaux susceptibles de justifier un changement de point de vue sur un dossier. Pourtant, c’est aujourd’hui que la trésorerie des entreprises présente la plus grande faiblesse : la crise a fini par toucher tous les secteurs d’activité et les entreprises de toute taille, et au delà des effets d’annonce de reprise économique, il est bien évident qu’on est encore loin de l'opulence espérée... Les comptes sociaux 2009 des entreprises vont très souvent montrer de grandes variations de CA, de marges, de délais de paiement ou encore de trésorerie. Ces éléments pourront être interprétés de différentes manières suivant les analystes. Pour garantir la meilleure interprétation des informations, Il sera alors essentiel de savoir expliquer chaque variation plus précisément qu’en affirmant «c’est la crise»... oui, bien sûr, la crise sera passée par là, mais elle ne pourra en rien être la justification de tout et n’importe quoi auprès des comités de crédit : il conviendra de mettre précisément en avant les effets de la crise sur l’exploitation de l’entreprise ainsi que les solutions qui ont été mises en oeuvre pour lutter contre ses méfaits les plus importants. La période de publication des comptes sociaux sera donc particulièrement importante cette année. Les entreprises vont une nouvelle fois devoir montrer patte blanche, et il y a fort à parier que les décisions qui seront prises par les banques et les assureurs crédit en 2010 seront capitales pour l’ensemble des entreprises de taille petite ou moyenne.
Fort d’une expérience d’analyste financier chez différents assureurs crédit, et après avoir travaillé en collaboration avec de nombreuses banques, Romain Détroyat perçoit la motivation des banquiers et des analystes avec qui le dialogue est quotidien, et connaît les critères sur lesquels ceux-ci prennent leurs décisions, ainsi que les éléments économiques susceptibles de faire varier les avis des comités de crédit. Ainsi, chaque dossier constitué par Romain Détroyat Conseil « parle » aux banquiers et aux analystes car il met en exergue les points déterminants qu’ils attendent. Il devient alors beaucoup plus facile et plus rapide à défendre auprès d’un comité de crédit, et l’entreprise peut à nouveau espérer retrouver la confiance de ses partenaires et avoir recours à leur aide financière.
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